Maria Chauveau
Chercheuse contractuelle
Aire(s) géographique(s)
Inde
Discipline(s)
Anthropologie, Ethnologie
Maria Chauveau
Chercheuse contractuelle
Aire(s) géographique(s)
Inde
Discipline(s)
Anthropologie, Ethnologie
Thèmes de recherche
Relations sociétés-environnements
Relations entre humains et non-humains
Recherches en cours
Les travaux de recherches de Maria Chauveau portent sur les relations entre les sociétés et leur environnement et plus spécifiquement sur les rapports entre humains et non humains.
Depuis 2014 elle mène une réflexion sur les changements à l’œuvre en termes de pratiques et de représentations dans les rapports que les sociétés humaines entretiennent avec les animaux de leur environnement. Investiguées dès ses travaux de master à Paris Descartes, ces questions ont fourni le fil directeur de sa thèse de doctorat consacrée aux Bishnoïs du Rajasthan et soutenue en 2021 à l’Université de Perpignan Via Domitia. Dans le cadre de cette recherche doctorale Maria Chauveau s’est attachée à décrire et à analyser les rapports que les membres de cette communauté religieuse fondée au XVe siècle dans le désert de Thar par Sri Jambeshwar ji, entretiennent avec l’environnement, la faune et la flore. Établi sur une doctrine spécifique et sur vingt-neuf préceptes dont plusieurs codifient notamment les relations aux animaux et aux arbres, le Bishnoïsme prône une éthique de vie en accord avec ces préceptes. Son travail de thèse a mis en exergue la confrontation de l’idéologie religieuse spécifique de cette communauté – sous l’angle de ses relations humains/non-humains – avec les défis et mutations socio-économiques et environnementaux du monde contemporain.
En 2022, puis en 2023, deux contrats post-doctoraux à l’EFEO ont permis à Maria Chauveau de prolonger et d’approfondir ses questionnements sur cette thématique au regard des bouleversements engendrés par l’expansion des systèmes d’irrigation par forages et des pratiques agraires productivistes qu’ils entraînent. Ces transformations à l’œuvre dans les zones arides du Rajasthan où vivent les Bishnoïs viennent interroger, de manière frappante, non seulement leur rapport aux autres, humains et non humains, mais aussi leur attachement à certains préceptes doctrinaux au fondement du Bishnoïsme et de leur identité. Du fait que ces nouvelles donnes engendrent des nouvelles manières « d’être, d’habiter et d’entrer en relation », Maria Chauveau se penche tout particulièrement sur la production des récits et la fabrication des nouvelles ontologies qui en découlent.
Parallèlement à ses travaux sur la communauté Bishnoï, Maria Chauveau s’intéresse aux collectifs alternatifs interspécifiques qui s’expérimentent, se forment, s’établissent actuellement dans diverses régions de l’Inde. En 2024 et 2025 elle a effectué des séjours (deux fois 3 mois) au sein d’un rescue center/sanctuaire animaliste en Himachal Pradesh, un lieu où les protagonistes renouent avec des modes de vie et des savoir-faire permettant de refonder les rapports à l’environnement naturel et aux animaux.
Études et formation
- 2011, licence « Sciences Humaines et Sociales », Université Paris Descartes, Faculté des Sciences Humaines et Sociales – Sorbonne, Paris
- 2012, master 1 Ethnologie « Recherche », Université Paris Descartes, Faculté des Sciences Humaines et Sociales – Sorbonne, Paris
- 2013, master 2 Ethnologie « Recherche », Université Paris Descartes, Faculté des Sciences Humaines et Sociales – Sorbonne, Paris
- 2021, doctorat Ethnologie et Anthropologie. Thèse : « Les Bishnoï du Rajasthan, entre transmission, mutation et revendication identitaire : ethnographie d’une communauté engagée dans la protection des gazelles et des arbres », Université de Perpignan Via Domitia