8 avril

YU Wanli (Académie des sciences sociales de Shanghai)

Etude d'un texte confucéen sur fiches de bambou

(Université de Tsinghua, Institut de la culture et de la pensée)

Dans les dernières décennies, les fouilles archéologiques ont mis à jour un nombre considérable de textes sur fiches de bambou, qui ont permis de retrouver des textes perdus ou de réévaluer les versions courantes. Parmi ces derniers, le Ziyi ??, un texte confucéen inclus dans le Classique des rites (Liji), comporte une version provenant de la tombe de Guodian et une autre incluse dans les fiches de bambou achetées en 1994 à Hongkong par le Musée de Shanghai, toutes les deux datées de la période des Royaumes combattants (Ve-IIIe siècle avant notre ère). Le conférencier montrera que ce texte peut être considéré comme faisant partie de l'œuvre de Zisi, un descendant de Confucius.

29 avril

Florence de Mèredieu (Université Paris I)

Théâtre oriental et théâtre occidental : Antonin Artaud et la Chine

(Institut central du théâtre)

La conférence présentera la manière dont un écrivain français, acteur (de cinéma et de théâtre), metteur en scène de pièces de théâtre et théoricien des arts de la scène, Antonin Artaud (1896-1948), s'est inspiré des théâtres orientaux, et tout particulièrement du théâtre chinois.
Pas plus que ses contemporains européens des années 1930, Antonin Artaud n'intervient en sinologue. Il a eu par contre des contacts avec d'authentiques sinologues, comme George Soulié de Morant, qui arriva en Chine en 1901, fut par la suite Consul de France à Shanghai et qui sera ensuite particulièrement connu pour sa diffusion de l'acupuncture en France.

19 septembre

LIN Renchuan (Centre de recherche de Taiwan, Université de Xiamen)

Les rivalités entre les groupes marchands asiatiques et occidentaux dans le détroit de Taiwan

(Académie des sciences sociales, Insitut d'histoire)

A la fin de la dynastie Ming, les espagnols occupaient les Philippines et pratiquaient, depuis Manille, le commerce avec Zhangzhou (Fujian) et le Japon. De leur côté, les Portugais, installés à Macao, avaient, outre les échanges qu'ils menaient avec la Chine et les Philippines, établi des relations commerciales avec le Japon par le détroit de Taiwan, où les marchands chinois étaient également très actifs et jouaient un rôle prépondérant dans les échanges entre le littoral sud-est de la Chine et le Japon, Manille, ainsi que l'Asie du Sud-Est.
Après avoir pris possession de Taiwan, les Hollandais cherchèrent à briser cet état de fait et à occuper une place dans le réseau marchand de l'Asie orientale. Pour y parvenir, ils adoptèrent une politique agressive : usèrent de la paix et de la guerre suivant les situations, attaquèrent les uns après les autres leurs adversaires et pratiquèrent le blocus maritime afin d'établir une nouvelle hégémonie en mer de Chine. L'arrivée de Zheng Chenggong brisa ce rêve hégémonique.

13 décembre

CHEN Shangsheng (Université du Shandong, Institut d'histoire et de culture)

La politique du commerce extérieur au début des Qing

(Université du Peuple, Institut d'histoire Qing)

La thèse de Karl Marx selon laquelle la politique du commerce extérieur au début des Qing aurait été caractérisée par l'" isolationnisme " et la " xénophobie ", acceptée par de nombreux chercheurs dans les milieux académiques chinois, mérite d'être reconsidérée. En effet, l'application de termes caractéristiques du début de l'industrialisation européenne, tel que " isolationnisme ", à l'analyse de la politique commerciale extérieure d'un pays agricole semble quelque peu partiale (au regard, en particulier, de l'adoption des " Navigation Acts " dans l'Angleterre des 17e et 18e siècles qui limitaient fortement l'accès des étrangers et des produits des colonies aux marchés anglais). Si l'on compare l'attitude du gouvernement mandchou à l'égard des marchands étrangers arrivant en Chine et des ressortissants de l'empire commerçant outremer, on découvre qu'au contraire elle était conciliante envers les premiers et restrictive envers les seconds.