7 janvier

WANG Yucheng (Institut d'histoire de l'académie des sciences sociales de Chine)

Les objets liturgiques du taoïsme et les découvertes archéologiques

(Université de Pékin, Musée Sackler)

26 mars

Tanzen LHUNDUP (Centre chinois des études tibétaines, Institut de sociologie et d'économie)

Transformations sociales dans le village " Sho " au pied du Potala à Lhassa

(Académie des sciences sociales de Chine, Institut de sociologie)

15 mai

Roberte HAMAYON (Ecole Pratique des Hautes Etudes)

Le chamanisme, à partir de l'exemple sibérien

(Université normale de Pékin)

Le chamanisme est un type de religion très répandu dans le monde, soit en tant que système à part entière (comme en Sibérie, d'où vient le terme même de chamane), soit sous forme d'éléments mêlés à d'autres religions (comme en Corée). Il repose sur un principe simple : l'être (humain ou animal) possède une composante symbolique qu'on appelle âme (ou esprit). L'âme (ou esprit) anime le corps, mais peut survivre à sa mort. Elle peut entrer en contact direct avec d'autres âmes (ou esprits) pour établir des relations d'échange. Le chamanisme permet ainsi de réguler deux systèmes d'échange : échange entre l'homme et le milieu naturel dont il se nourrit; échange entre les vivants et les morts dans la société. Dans les deux cas, les humains cherchent à obtenir des biens qui ne peuvent être produits par le travail (bonheur, chance, prospérité, santé, descendance) en échange d'offrandes. C'est une religion égalitaire et pragmatique qui permet à l'homme de se donner des partenaires spirituels pour négocier avec eux. Pour cette raison, le chamanisme a été combattu par les religions universalistes (monothéisme chrétien et musulman, bouddhisme), mais il partout survécu en s'adaptant, d'où la variété de ses formes. Depuis les années 1960, il a retrouvé une nouvelle vitalité. On observe une certaine uniformisation sous l'influence du néo-chamanisme d'origine américaine aujourd'hui répandu dans le monde entier.

25 juin

François FLAHAULT (CNRS)

L'étude des contes, ce que les contes nous apprennent sur l'homme

(Université normale de Pékin)

Après un bref aperçu sur l'histoire de l'étude des mythes, des légendes et des contes en Europe, François Flahault rappelle que les contes mettent toujours en scène un personnage qui, placé dans certaines circonstances, parvient ou ne parvient pas à réaliser son désir. A l'aide d'exemples, il montre comment, en analysant la structure des contes, on s'aperçoit que ceux-ci, bien qu'ils soient des fictions invraisemblables, témoignent pourtant de certaines réalités humaines.

4 novembre

SHI Anchang (Musée du Palais)

Images du zoroastrisme en Chine (VIe siècle)

(Université de Pékin, Musée Sackler)

Grâce à deux tombes sogdiennes récemment excavées à Xi'an et à Taiyuan, et datant du VIe siècle, nous sommes en mesure de connaître le zoroastrisme tel qu'il s'est diffusé en Chine. Le mobilier funéraire, comprenant paravents, lits funéraires, linteaux de porte, sarcophages, épitaphes, ossuaires, et des peintures murales comportent en effet de nombreuses images représentant les divinités, les autels et les rituels de cette religion issue de la Perse pré-islamique.

17 novembre

Frantz GRENET (Ecole Pratique des Hautes Etudes)

Sur les traces de Samarkand

(Université de Pékin, Centre d'histoire de la Chine ancienne)

Sur le premier emplacement de Samarkand, du VIIe siècle avant notre ère jusqu'à l'invasion mongole de 1220, se sont succédés les Perses, les Grecs, les Sogdiens, les Arabes et les Turcs. Une mission archéologique franco-ouzbèke a permis de mettre à jour les vestiges de l'histoire mouvementée de cette ville qui joua un rôle de premier plan sur la Route de la soie, au carrefour entre l'Orient et l'Occident.

7 décembre

XU Minglong (Institut d'histoire du monde de l'académie des sciences sociales de Chine)

Arcade Huang et la sinologie française

(Librairie Zhonghua shuju)

Arcade Huang a, dès son enfance, suivi les missionnaires, recevant leur formation et leur enseignement, et fut même amené en France par un des leurs. Les entretiens qu'il a eu avec Montesquieu ont stimulé chez ce penseur un profond intérêt pour la Chine et certainement influencé son opinion sur ce sujet. Au cours de la collaboration qu'il a eu avec Nicolas Fréret et Etienne Fourmont, il a initié ces savants français aux études chinoises auxquelles ils n'avaient auparavant jamais eu accès, leur permettant ainsi de devenir les premiers sinologues, et de former ensuite à leur tour la deuxième génération de spécialistes dans cette discipline. Depuis cette époque, la sinologie française se transmet le flambeau de génération en génération sans jamais faiblir.