Transversalités et nouvelles technologies

L’originalité du projet scientifique de l’EFEO repose également sur sa capacité à porter dans ses domaines d’excellence des projets transversaux de grande envergure telle l’étude de la diffusion du bouddhisme de l’Inde au Japon, fédérant les travaux de différents spécialistes et de ses centres à travers l’Asie, ou tel le projet d’épigraphie du monde khmer (CIK) couvrant la plupart des pays de l’Asie du Sud-Est continentale. 
L’usage des technologies les plus nouvelles au service de la recherche orientaliste est au cœur des objectifs de l’EFEO comme de ses partenaires asiatiques. La numérisation et la mise en réseau des catalogues de tous les centres EFEO, la mise en ligne de ses revues scientifiques sont déjà largement effectives tandis que le développement de systèmes d’information géographique (SIG) et d’autres outils récents issus des sciences physiques et biologiques a permis de renouveler nombre de ses méthodes d’analyse ou de datation, en archéologie notamment.

La transmission des savoirs

Si la vocation première de l’EFEO reste la recherche fondamentale, ses enseignants-chercheurs ont aussi pour mission la transmission de leurs compétences, parfois uniques et exigeant un haut degré de spécialisation, et de leur savoir acquis sur le terrain. L’encadrement et la formation à la recherche sont donc activement poursuivis par l’EFEO, d’une part en France, au sein d’écoles doctorales de plusieurs universités et grands établissements, EPHE et EHESS particulièrement, d’autre part dans les centres en Asie grâce à des stages et des bourses de terrain offertes à des doctorants. Le siège de l’EFEO à la Maison de l’Asie, qui abrite sa bibliothèque centrale, est aussi un pôle d’animation scientifique très vivant (enseignements, conférences, colloques, lancements d’ouvrages, etc.).