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Olivier TESSIER Nantes, 1965 Membre depuis 2006 Après une formation d’ingénieur en agronomie tropicale et une expérience de quatre années comme responsable de programmes de développement (Burkina Faso, Haïti), Olivier Tessier a débuté en 1995 un doctorat d’anthropologie (université d’Aix-Marseille) dont le terrain se situait au nord du Vietnam (province de Phu Tho). Au fil de sa thèse, soutenue en 2003, il s’attache à montrer que l’espace rural kinh (ou viÖt), généralement conçu et décrit comme l’agrégation d’unités totales et exclusives que sont les villages, présente un tout autre aspect lorsqu’il est envisagé sous l’angle des échanges, de la dynamique de constitution et de transformation des espaces sociaux et politiques. À l’enracinement légendaire des paysans « à la terre de leurs ancêtres » se substitue une réalité plus complexe et foisonnante, celle d’une population mobile se déplaçant aisément au gré des opportunités. Coéditeur de l’ouvrage Le village en question qui finalisa un programme de recherche pluridisciplinaire mené conjointement de 1996 à 2000 par le centre de l’EFEO de Hanoi et l’Académie des Sciences Sociales du Vietnam, Olivier Tessier a coordonné, parallèlement à ses propres travaux de recherche, deux programmes de coopération scientifique (1999-2004) pour le compte de l’Université Catholique de Louvain dans les provinces montagneuses de Son La et Hoa Binh. Pendant la même période, il a participé à différentes missions d’expertise pour des organisations internationales (Union Européenne, Banque Mondiale). Enfin, il a dirigé de janvier 2005 à septembre 2006, le projet FSP « Appui à la recherche sur les enjeux de la transition économique et sociale au Vietnam » financé par le Ministère des Affaires Etrangères et mis en œuvre par le centre de l’EFEO de Hanoi. Dans le cadre de son recrutement à l’EFEO, il poursuit ses travaux de recherche consacrés à la question centrale de l’évolution des rapports « État – collectivités paysannes » au cours des XIXe et XXe siècles en les envisageant sous l’angle de la gestion de l’eau et de l’hydraulique, dont l’omniprésence ordonne le paysage et imprègne la culture des hommes. Concrètement, il convient de s’interroger sur les conditions sociales, politiques et économiques de la mise en place d’une hydraulique à grande échelle dans les deltas du fleuve Rouge et du Mékong, d’envisager les possibilités de contrôle de la terre et des hommes offertes par un tel quadrillage de l’espace, de s’intéresser aux techniques de construction qui ont progressivement abouti au remodelage du territoire, d’analyser les modalités d’intendance de l’eau mises en œuvre par les collectivités paysannes d’un côté, et par l’État au travers de ses corporations spécialisées, véritables services techniques, de l’autre.
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Publications 2000 avec Fontenelle J.P. « Pression démographique et contraintes politiques : la paysannerie nord vietnamienne dans la tourmente du XXe siècle », in Population et développement au Vietnam, Gubry P. (éd.), Karthala - CEPED, Paris, pp. 495 – 527. 2001
2002
2002 2003 2004 et al. « Giving or imposing the opportunity to participate? Reconsidering the meaning of success and failure of participatory approaches ». in Participatory approaches for sustainable land use in Southeast Asia, Neef A (ed.), White Lotus Publishers, Bangkok, pp. 196 – 227.
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