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Christophe Pottier
Mayenne, 1966 Diplômé de l'École d'architecture de Nantes en 1990, Christophe Pottier complète sa formation en soutenant, en 1999, un doctorat de Langues, civilisations et sociétés orientales à l'université Paris-III, sous la direction de B. Dagens (Carte archéologique de la région d'Angkor - Zone Sud). Lors de son cursus universitaire, il effectue de 1987 à 1989 trois missions en tant qu'assistant au programme de recherches urbaines de l'EFEO sur la Kaveri, à Mayuram et à Srirangam au Tamil Nadu (Inde) sous la direction de J. Gaucher. À partir de 1989, il travaille sous la direction de P. Pichard, architecte de l'EFEO, au chantier-école de restauration du temple khmer de Phanom Wan (Thaïlande). Parallèlement, il participe en 1990 et 1991, sous la direction de B. Dagens, au dépouillement de la documentation sur Angkor conservée dans les archives de l'EFEO et en particulier à l'indexation des documents graphiques. Il collabore aux missions de l'EFEO à Angkor, sous la direction de J. Dumarçay, en 1990 et 1992, avant d'être recruté en juillet 1992 par l'EFEO, en tant qu'architecte contractuel, et affecté à Siem Reap pour y rouvrir - et reconstruire - le centre de recherches de l'EFEO, et pour apporter une assistance technique à la Conservation d'Angkor. En 1993, il est chargé de reprendre, sous la direction de J. Dumarçay, la restauration de la Terrasse du Roi Lépreux à Angkor Thom, chantier que B. P. Groslier avait dû abandonner, inachevé, en 1973, lors des événements qui ont précipité le Cambodge sous le joug des Khmers rouges. Dans la continuité de cette restauration, achevée en mars 1996, il a dirigé celle du perron nord de la Terrasse des Éléphants, achevée en mars 1999.
Il est recruté comme membre de l'EFEO en
février 1999. Parallèlement à ses activités
de restauration, il mène depuis son affectation à Siem Reap
des travaux de recherche dans trois domaines liés à l'architecture
et à l'archéologie d'Angkor. Le premier concerne une étude
de détail des éléments constructifs, en particulier
ceux de couverture, dont certains éléments inédits
ont été mis au jour lors des chantiers, tant en Thaïlande
qu'à Angkor. Le second vise, à l'échelle des édifices
et à travers une analyse architecturale et un recoupement des sources
documentaires, à préciser, voire à remettre en cause
ponctuellement, certains pans de la chronologie monumentale ; ce travail
porte sur les Terrasses royales d'Angkor Thom et sur les temples de la
région de Roluos. Le troisième domaine, qui a fait l'objet
de son doctorat, est centré sur l'étude de l'organisation
du territoire angkorien. Basée sur l'élaboration d'une nouvelle
cartographie des sites archéologiques, cette recherche s'appuie
tant sur la télédétection que sur des prospections
de terrain. Elle a permis d'identifier plusieurs centaines de sites inédits
dans la région d'Angkor, de reconsidérer la densité
d'occupation de la banlieue et de dégager quelques modalités
d'aménagements, qui soulignent et précisent le concept de
territoire dans les « villes » angkoriennes. Cette recherche
se poursuit dans la région septentrionale d'Angkor. . |
Publications
2006 2006 2006 « Angkor et ses cartes », Anamorphoses. Hommage à Jacques Dumarçay, B. Dagens & H. Chambert-Loir eds, Les Indes Savantes, Paris, pp. 427-442. 2006
« Searching for Goloupura
», Phnom Bakheng Workshop on public interpretation, WMF-APSARA-CKS,
Phnom Penh, pp. 41-72. Article à télécharger à
: 2007 2007 2008 « The water management network of Angkor, Cambodia », avec Roland Fletcher , Dan Penny , Damian Evans, Mike Barbetti1 , Matti Kummu, Terry Lustig & APSARA, Antiquity 82, 2008, pp. 658–670. 2008 « The development of the water managment system of Angkor : a provisional model », avec Roland Fletcher, Damian Evans, Matti Kummu, IPPA BULLETIN 28, 2008, pp. 57-66: 2008 « Le territoire d’Angkor: site des capitales khmères », La Lettre de l’IPRAUS, n°17, Paris, avril 2008, pp. 8-9. |