Christophe Marquet

Lille, 1965

Professeur des universités à l'INALCO, en délégation à l'EFEO depuis septembre 2004. Responsable du Centre de Tôkyô.

Après des études d'histoire de l'art occidental à l'Université de Lille et à l'Université de Paris IV-Sorbonne (1983-1986), puis l'obtention d'une licence de langue et civilisation japonaises (1988) à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), C. Marquet entreprend des recherches sur la description dans la littérature japonaise de la fin du XIXe siècle et soutient en 1989 un mémoire de maîtrise sur un genre prosodique expérimental initié par le poète Masaoka Shiki (1867-1902), le shasei-bun (La revue Hototogisu et l'art du croquis sur le vif, 1898-1900). Il travaille sous la direction du professeur Jean-Jacques Origas (1937-2003), qui suivra l'ensemble de ses travaux universitaires jusqu'à son habilitation. Il bénéficie ensuite, de 1989 à 1992, d'une bourse du ministère japonais de l'Education, puis de la Fondation Kajima pour les arts, et poursuit sa formation en troisième cycle au département d'histoire de l'art de l'Université de Tôkyô, auprès du professeur Takashina Shûji. Il mène alors des recherches sur l'histoire de l'art japonais de la seconde moitié du XIXe siècle et en particulier sur l'œuvre de l'un des pères de la peinture moderne, Asai Chû (1856-1907), sujet de son DEA (Asai Chû à Paris, 1900-1902. Un peintre du Japon moderne face à l'Exposition universelle, INALCO, 1991) et de sa thèse de doctorat (Le peintre Asai Chû et le monde des arts à l'époque de Meiji, INALCO, 1995).

A partir de 1992, C. Marquet devient allocataire du ministère français de la Recherche et de la Technologie et commence à enseigner le japonais et l'histoire de l'art du Japon moderne à l'INALCO, d'abord comme moniteur d'enseignement (1992-1994), puis comme attaché temporaire d'enseignement et de recherche (1994-1996). En 1996, il est nommé maître de conférences de langue et civilisation japonaises à l'Université du Havre. Pendant l'été 1997, il est invité à la faculté de littérature de l'Université Waseda (Tôkyô), avant d'être détaché comme pensionnaire à la Maison franco-japonaise à Tôkyô (1997-1999), pour entreprendre des recherches sur les manuels et les albums de peintures japonais du XVIIIe siècle.

En 1999, il devient maître de conférences à l'INALCO et reprend son enseignement de japonais et d'histoire de l'art du Japon à Paris. Il soutient en 2002 son habilitation à diriger des recherches en histoire de l'art (22e section) et en langues orientales (15e section), avec deux travaux : un catalogue et une étude de la collection de livres illustrés du japonisant Emmanuel Tronquois (1855-1918), conservée à la Bibliothèque nationale de France, et un mémoire sur Les premiers " livres de peinture " de l'époque d'Edo (1680-1720). Naissance d'un genre et essai de typologie. En 2004, il est nommé professeur des universités à l'INALCO et succède à Jean-Jacques Origas à la chaire de langue et civilisation japonaises.

C. Marquet a été co-fondateur de la Société des études japonaises de Tôkyô (1991), membre du comité de rédaction de la revue Ebisu de la Maison franco-japonaise (1997-2002), membre du Conseil du département de langue et civilisation du Japon (1999-2004), de la Commission de spécialistes (2002-2004) et du Conseil scientifique (2003-2004) de l'INALCO. Il est actuellement membre du conseil et vice-président de la Société française des études japonaises, membre du comité de rédaction de la revue Cipango. Cahiers d'études japonaises et du Centre d'étude japonaises de l'INALCO - où il co-dirige un programme de recherche sur " Les mutations de la conscience japonaise moderne (1780-1935) " et siège au comité des publications -, ainsi que membre associé du Centre de recherche sur l'Extrême-Orient de Paris-Sorbonne (CREOPS) de l'Université Paris IV.

C. Marquet a été commissaire de l'exposition Albums et livres illustrés japonais des XVIIIe et XIXe siècles. Collection de la Bibliothèque nationale de France (Le Havre, 1997). Ses principaux articles portent sur l'histoire de la conservation du patrimoine, l'historiographie de l'histoire de l'art, l'enseignement artistique, le rôle des artistes japonais dans les conflits internationaux, les collections françaises d'art et de livres japonais. Il a été lauréat en 1999 du prix de la Society for the Study of Japonisme pour l'organisation et la publication du colloque Henri Cernuschi (1821-1896) : homme politique, financier et collectionneur d'art asiatique (Maison franco-japonaise, 1998) et en 2000 du prix d'aide à la recherche sur l'estampe du musée Ôta de l'ukiyo-e de Tôkyô, pour le catalogage du fonds Tronquois de la Bibliothèque nationale de France.

C. Marquet est en délégation à l'EFEO depuis septembre 2004, pour assurer la responsabilité du Centre de Tôkyô, où il dirige un programme de recherche sur " les peintres et l'édition à l'époque d'Edo ". Il est associé à l'équipe " Histoire et anthropologie de la société japonaise ", sous la responsabilité d'Anne Bouchy.

Publications

2001 

Furansu kokuritsu toshokan shozô no Nihon no ehon no chôsa, kenkyû. Maboroshi no Toronkoa korekushon. Furansu kokuritsu toshokan shozô Toronkoa korekushon. Edo, Meiji-ki eiri hanpon mokuroku (en japonais). Etude et catalogue de la collection de livres illustrés japonais d'Emmanuel Tronquois (1855-1918), conservée à la Réserve du Cabinet des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France, 122 p. Prix d'aide à la recherche sur l'estampe du musée Ôta de l'ukiyo-e (Tôkyô) .

2002

Les premiers " livres de peinture " de l'époque d'Edo (1680-1720). Naissance d'un genre et essai de typologie, étude présentée pour l'habilitation à diriger des recherches, INALCO, 222 p. + 80 planches.

2006

Claire-Akiko Brisset, Pascal Griolet, Christophe Marquet, Marianne Simon-Oikawa (ss. la dir.), Du pinceau à la typographie. Regards japonais sur l'écriture et le livre, EFEO, coll. « Etudes Thématiques » n° 20, 2006, 417 p. Coédité avec la Maison franco-japonaise et le Centre d'études japonaises de l'INALCO.

2007

« Gravures et livres illustrés érotiques japonais de l’Enfer du département des Estampes et de la Photographie », catalogue de l’exposition Eros au secret : l’Enfer de la Bibliothèque, Paris, Bibliothèque nationale de France, 2007, p. 277-325.

2007

« La première confrontation des artistes japonais modernes avec l’Occident : le cas d’Asai Chû à l’Exposition universelle de 1900 », catalogue de l’exposition De Kuroda à Fujita : peintres japonais à Paris, Paris, Maison de la culture du Japon, 2007.

2007

« Réflexions sur la notion de patrimoine archéologique et artistique à l’aube du Japon moderne », actes du colloque Objet archéologique, objet ethnologique : pratiques comparées au Japon et en Occident, Pierre-François Souyri, Jean-Paul Demoule (dir.), Paris, Editions de la Maison des Sciences de l'Homme, 2007.

2008

« Furansu kokuritsu toshokan shozô no Ôoka Shunboku Minchô shiken wo megutte » (A propos de l’édition du Minchô shiken d’Ôoka Shunboku conservée à la Bibliothèque nationale de France), Ajia yûgaku, n° 109, Tôkyô, Bensei-sha, avril 2008, p. 86-103.

2008

« Jûkyû seiki kôhan no Furansu ni okeru nihon bijutsu shigaku no reimeiki » (The dawn of Japanese art history in France during the second half of the nineteenth century), Hikaku nihongaku kenkyû sentâ kenkyû nenpô / Center for Comparative Japanese Studies. Annual Bulletin, vol. 4, Tôkyô, Université Ochanomizu joshi daigaku, 2008, p. 71-97.

2008

« Furansu kara mita Edo no eiribon : Furansu kokuritsu toshokan no zôsho wo chûshin ni » (Le livre illustré japonais de l’époque d’Edo en France : à propos des collections de la Bibliothèque nationale de France), Tôyô gakuhô, vol. 89, n° 4, Tôkyô, Tôyô bunko, avril 2008, p. 71-73.

 

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