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Liying Kuo Tainan (Taiwan) 1948 Membre depuis 1991 Après des études universitaires à Taipei, Kuo Liying s'inscrit dans le département de philosophie indienne de l'université Ôtani de Kyôto en 1973 et soutient en 1976 son mémoire de maîtrise (Le Saptasatika-prajnaparamita-sutra : comparaison des deux traductions chinoises avec le texte sanskrit). De 1976 à 1978, elle continue ses études sur le bouddhisme à l'Institut des sciences humaines de l'université de Kyôto. En septembre 1978, elle quitte le Japon et s'inscrit au PhD Program for Buddhist Studies de l'université de Californie à Berkeley. Elle obtient une allocation de recherche au Collège de France en août 1980 et soutient sa thèse de doctorat en 1988 à Paris-VII, sous la direction de M. Soymié (publiée par l'EFEO, 1994). De 1989 à 1992, elle enseigne à l'EPHE, Ve section, comme chargée de conférence. Le Ier octobre 1991, elle est nommée membre de l'EFEO et de 1993 à 1994, représente l'EFEO au centre culturel franco-japonais de la Villa Kujoyama à Kyôto. À son retour à Paris, en octobre 1994, elle devient membre de l'équipe de recherche sur les manuscrits de Dunhuang (EPHE-CNRS), où elle dirige un groupe de recherches sur les textes apocryphes chinois. Elle est nommée chargée de conférence à l'EPHE, IVe section, à partir du Ier octobre 1999. Ses recherches portent notamment sur la diffusion et l'acculturation du bouddhisme chinois dans les diverses cultures locales. Dans son livre sur la confession et la contrition dans le bouddhisme chinois, elle montre l'adaptation de la pratique indienne de confession par les moines chinois, qui n'hésitent pas à utiliser la philosophie indienne pour justifier les changements qu'ils y apportent. Ces rites dits de confession se développèrent ainsi dans divers milieux en Chine, mais aussi en Corée et au Japon. Le souci d'étudier la diffusion du bouddhisme sinisé dans les pays voisins se voit également dans ses articles sur le Sûtra de divination (EFEO, 1994) ou sur les Sûtra des noms de Buddha (T'oung Pao, 1995). Le bouddhisme chinois, idéologiquement héritier du bouddhisme indien, a profondément innové, en particulier dans les rites. Ces innovations sont dissimulées et on ne les discerne que par comparaison avec les pratiques et textes indiens et tibétains correspondants. Le type même de ces innovations masquées est fourni par ce qu'on appelle les apocryphes chinois, textes qui sont composés directement en chinois. Ces apocryphes ont souvent étendu leur influence au Japon et en Corée. Ayant travaillé dans l'équipe réalisant les catalogues des manuscrits de Dunhuang et ayant eu la chance de connaître les manuscrits conservés au monastère des Nanatsu-dera de Nagoya durant son deuxième séjour au Japon, Kuo Liying entreprend deux séries d'études sur ces riches collections de manuscrits. D'une part, elle organise avec ses collègues de l'UMR 8583 un séminaire sur les textes dits apocryphes des Ve et VIe siècles, considérés perdus en Chine, mais redécouverts au monastère des Nanatsu-dera au Japon. D'autre part, elle travaille sur un groupe de textes rituels de Dunhuang du Xe siècle qui pourraient être classés comme « tantra apocryphes » (BEFEO, 1998). Elle a également entrepris l'étude de certains objets provenant des fouilles en Chine continentale (Arts asiatiques, 1998). |
Publications 1994 Confession et contrition dans le bouddhisme chinois du Ve au Xe siècle, Paris, EFEO (PEFEO, 170), 236 p. 1994 « Divination, jeux de hasard et purification dans le bouddhisme chinois : autour d'un sûtra apocryphe chinois, le Zhanchajing », Fukui Fumimasa et G. Fussman, éd.,Bouddhisme et cultures locales. Quelques cas de réciproques adaptations, Paris : EFEO (Études thématique, 2), p. 145-167 [traduit en chinois par Geng Sheng, Faguo Hanxue / Sinologie française, vol. II, Beijing, Qinghua daxue chubanshe, 1997, p. 193-223]. 1995 « La récitation des noms de buddha en Chine et au Japon », in T'oung Pao LXXXI (1995) : 230-268. 1997 « Aspects du bouddhisme contemporain à Taïwan »,Catherine Clémentin-Ojha, éd.,Renouveaux religieux en Asie, Paris, EFEO (Études thématiques, 6), p. 83-110. 2000 « Dessins de mandala à Dunhuang : le manuscrit Pelliot chinois 2012 », La Sérinde, Terre d'échanges : Art, religion, commerce du Ier au Xe siècle, Paris, La Documentation française, p. 49-78. 2000 « Sur les apocryphes bouddhiques chinois », in BEFEO 87, p. 677-705. 2003 « Dakini : Démons féminins d’origine indienne», Hôbôgirin. Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme d'après les sources chinoises et japonaises, publié par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Institut de France, Paris : Librairie d'Amérique et d'Orient Adrien-Maisonneuve / Tokyo : Maison franco-japonais, vol. VIII (2003) : 1095-1106 + pl. LVIIa, b, LVIIIa, b, LIXa, b, LXa, b et LXII. 2006 « Inscriptions on “Stone Banners” (shichuang): Text and Context », Actes du colloque Chinese Epigraphical Documents: Projects and Perspectives, édité par Takata Tokio, Institut de recherches de sciences humaines (Jimbun kagaku kenkyujo), Université de Kyoto (http://coe21.zinbun.kyoto-u.ac.jp/sekkoku2006.pdf), p. 37-51 (10 photos). 2007 « Bucchosonshodarani no dempa to gishiki » (Rite and diffusion of the Buddhoshnishavijayadharani),éd. par Tendai Association of Buddhist Studies,Tendai gakuho (Journal of the Tendai Buddhist Studies), numéro spécial : Kokusai Tendai gakkai ronshu (Essays on the International Tendai Conferences), Otsu, Japon, p. 1-39 (avec 20 photos inédites pour la plupart). |