Conférences HAS 1999

21 janvier 1999

MA Wenkuan (Institut d'archéologie de l'académie des sciences sociales de Chine)

Les éléments islamiques dans la porcelaine des Ming.

(Académie des sciences de Chine, Institut d'histoire des sciences)

17 mars 1999

Kristofer SCHIPPER (Ecole Pratique des Hautes Etudes)

La transformation du taoïsme en Chine moderne.

(Université de Pékin, Département d'histoire)

23 avril 1999

Fiorella ALLIO (CNRS)

Du territoire rituel à l'organisation sociopolitique - Itinéraire d'une étude ethnologique dans le sud de Taiwan

(Université normale de Pékin)

La caractérisation de la religion, énoncée par l'école sociologique française et, en particulier, par Marcel Mauss, comme système associant des représentations (croyances), des pratiques (rites) et une organisation (communautés), nous incite à ne pas oublier que la religion est aussi un moyen de penser les rapports sociaux et un facteur d'organisation sociale. Dans cet exposé notre attention se portera sur l'organisation territoriale qui émane de l'exécution d'un rituel de type processionnel et sur la signification que l'anthropologie religieuse et politique peut en donner. Il s'agit du cas de Sai-Kang (comté de Tainan) qui sera traité dans le cadre des recherches taiwanaises sur le thème des jisi juan (territoires rituels).
A Sai-Kang, plus de quatre-vingts communautés de cultes localisés, réunies en pacte d'alliance intervillageoise, définissent une vaste région rituelle dont les frontières sont maintenues par l'accomplissement triennal, régulier depuis 1784, d'une immense procession comprenant autant de délégations qu'il y a de villages participants et regroupant environ 15 000 personnes qui pendant quatre jours pratiquent des échanges cérémoniels d'une grande complexité. Les pratiques et les représentations de la procession forment système et sont généralement rattachées à la " religion populaire ".

27 mai 1999

Françoise GED (Observatoire de l'architecture de la Chine contemporaine)

Protection du patrimoine architectural, urbain et paysager en France

(Université de Tsinghua, Institut d'architecture) :

La protection du patrimoine apparaît aujourd'hui indissociable de la qualité du cadre de vie des citoyens, des habitants des villes comme des régions rurales. Elle a pour enjeu la valorisation des activités et des cultures des hommes, des traces, qu'elles soient construites ou immatérielles. Cette base, constituée de strates successives ou de cultures et d'histoire entremêlées, sert à la fois de mémoire et de fondement aux constructions nouvelles, aux développements futurs.
La question se pose alors de l'identification ce de qui a valeur patrimoniale, du choix à faire entre ce qui est à garder et ce qui est a rejeter. Ce choix suppose également un parti d'aménagement du site et de l'utilisation que l'on veut faire d'un patrimoine bien plus universel : la terre, l'eau, l'air...La maîtrise foncière, le contrôle de l'usage des terrains constituent ainsi des éléments essentiels dans toute politique globale de protection du patrimoine. Les outils nécessaires à ces choix requièrent néanmoins une force indispensable à leur mise en œuvre, celle d'hommes compétents dans ces trois domaines : l'analyse architecturale et urbaine, la gestion urbaine et la formation culturelle des décideurs comme des habitants.

25 juin 1999

LIAO Yuqun (Institut d'histoire des sciences de l'académie des sciences de Chine)

A propos de " la transmission sans parole " dans la pratique de la médecine chinoise traditionnelle

(Académie des sciences sociales de Chine, Institut d'histoire)

28 octobre 1999

DONG Xiaoping (Université normale de Pékin, Institut de recherche sur la culture populaire chinoise)

Etude des mentalités paysannes en Chine du Nord : le yangge à Dingxian (Hebei)

(Université de Pékin, Département d'histoire)

8 novembre 1999

YANG Yanjie (Académie des sciences sociales du Fujian)

Le culte des ancêtres en Chine méridionale

(Université normale de Pékin)

17 décembre 1999

Alain TOURAINE (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales)

Unité de la modernité et diversité des cultures

(Académie des sciences sociales de Chine, Institut de sociologie)

La division qui a traversé les sociétés pendant de longs siècles a été celle qui opposait vie privée et vie publique. Ce fut considéré comme les débuts de la modernité, la rupture du contrôle de la vie privée par des forces politiques ou religieuses. Le grand bénéficiaire de cette rupture a été un pouvoir politique d'un autre type, se considérant lui-même comme l'agent principal de la rationalisation : on l'a appelée l'Etat de droit, mais il ne faut pas oublier que sa forme principale fut la monarchie absolue. Ensuite, les révolutions modernes en Irlande, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en France, ont fait apparaître les idées de citoyenneté, d'Etat national et de République ; mais ceci a abouti, à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, à une nouvelle séparation entre société politique et société civile, celle-ci représentant avant tout l'économie libérée des contrôles étatiques. Mais, de manière de plus en plus générale, nous assistons à des efforts difficiles, qui parfois réussissent, parfois échouent, pour combiner l'idée de citoyenneté et celle de démocratie avec la reconnaissance des droits sociaux et de leur diversité et, plus récemment, celle des droits culturels qui peuvent apparaître comme le droit à la différence et deviennent alors incompatible avec des principes universalistes. L'analyse portera donc sur la manière possible de concilier et de combiner la reconnaissance des droits universels et celle de la diversité culturelle.

Actualité de l'EFEO
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Voeux 2017 / Season's Greetings 20017
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Colloque sur le droit civil en Chine sous la dynastie Qing (1644-1911)
Chine, Pékin, 26 septembre 2013
Dans le cadre du programme ANR "Régir l'espace chinois", le Centre EFEO de Pékin, en collaboration avec le département de droit de l'université de Tokyo et le Bureau français de la Maison franco-japonaise (Tokyo), organise un colloque autour de la question du droit civil en Chine sous la dynastie Qing (1644-1911). Il se tient à la Maison franco-japonaise les 26-27 septembre.
30th anniversary of Dunhuang and Turfan Studies
Chine, Pékin, 17 août 2013
Liying Kuo participe à l'international symposium on the thirtieth anniversary of the founding of the Association of Dunhuang and Turfan Studies à Capital Normal University de Pékin.
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Conférences HAS
Chine, Pékin, 07 juin 2013
M. Robert Descimon, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales fait une conférence sur : " La vénalité des charges publiques en France durant l'Ancien Régime (16e-18e siècle) : crédit public et/ou corruption ?" EN SAVOIR PLUS
Atelier de travail sur le Daxue yanyi bu
Québec, Montréal, 01 mai 2013
Luca Gabbiani participe à l'atelier de travail « Statecraft in late imperial China: readings from Qiu Jun's Daxue yanyi bu ». EN SAVOIR PLUS
Conférence sur les villes chinoises
France, Lyon, 19 avril 2013
Communication de Luca Gabbiani sur : « Les villes chinoises ont-elles une histoire? ». EN SAVOIR PLUS
Conférence sur le père Anatole Ghestin (1873-1961)
France, Paris, 16 avril 2013
Luca Gabbiani prononce une conférence intitulée « Le père Anatole Ghestin (1873-1961) : le singulier destin d'un missionnaire jésuite dans la Chine du premier XXe siècle ». EN SAVOIR PLUS
Conférences HAS
Chine, Pékin, 27 mars 2013
Conférence de M. A Feng, chercheur à l'institut d'histoire de l'Académie chinoise des sciences sociales, intitulée : « Pièces à conviction, preuves et procédure judiciaire civile sous la dynastie des Ming ». EN SAVOIR PLUS